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On parle, on parle de tant de choses en France … Mais il y a une chose dont on ne parle pas, ou alors si peu : l’innovation.

C’est assez étonnant. C’est aussi me semble-t-il plutôt préoccupant.

Nous balayons depuis des mois l’internet à la recherche d’articles en France consacrés à l’innovation. Et je dois reconnaître que notre filet n’est pas vraiment copieusement rempli. C’est même plutôt désespérant.

Sujet hors d’actualité ? Sujet peu intéressant, pas vraiment prioritaire ?

J’ai le sentiment que la France n’en a rien à cirer.

Pour être plus précis et peut être plus proche de la réalité, ce sont probablement les médias qui n’accordent pas une place de choix à ce sujet. Même les meilleurs ont des contraintes commerciales, ils doivent donc très logiquement se concentrer sur des sujets jugés plus « vendeurs ».  La France a aujourd’hui bien des préoccupations mais celles-ci semblent assez éloignées de l’innovation.

Et pourtant …

Alors que l’on sait que la bataille de la compétitivité est déjà bien perdue dans de nombreux secteurs, que le mythe des incitations fiscales est une chose dont on parle beaucoup mais dont on n’a jamais vu le bout du nez, l’innovation est à mes yeux le seul espoir, le seul tremplin qui nous reste.

Nous devons absolument nous différencier. L’Europe doit avoir d’avantage de produits ayant une différence substantielle. Et nous devons le faire savoir. Rien à voir avec une stratégie « sympathique », il s’agit d’une stratégie vitale.

Motivation Europe prépare une action de communication dont le thème sera « L’EUROPE INNOVE ».

Notre espoir est de stimuler l’innovation dans les entreprise européennes.

Etes-vous disponible, sympathisant, pour soutenir une telle campagne et en discuter avec nous ?

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La contagion du bas de gamme.

Depuis des années, l’Europe est envahie par des produits bon marché et de médiocre qualité. Nos T-shirts ont été parmi les premiers concernés. Très rapidement, l’ensemble de nos vêtements en prêt-à-porter a suivi. Le fer à repasser, le grille-pain, l’aspirateur, l’imprimante, le fax, les jouets, les objets de décoration et bien d’autres ont suivis le mouvement.

Pourquoi payer 300 ce qu’on peut acheter à 100 ? Irrésistible …

Parmi les secteurs qui se sont engouffrés dans la course aux prix de production le plus bas possible, l’électro-ménager tient en effet une place de choix. Des marques européennes qui produisaient des articles sérieux, fiables, ont sans état d’âme délocalisé l’entièreté de leur production.

Il ne nous a pas fallut trop de temps pour constater que ces objets qui donnaient l’impression d’être « l’affaire de l’année » terminaient leur vie de manière anticipée dans nos poubelles… A-t-on pour autant pris nos leçons ?

Toutes ces années laissent évidemment des traces. Le plus dangereux, selon moi, c’est que cela laisse des traces dans les mentalités.

Aujourd’hui on nous propose d’acheter bas de gamme, de manger bas de gamme, de s’équiper bas de gamme. de s’habiller bas de gamme.

Ce qui devrait avoir un aboutissement logique: on va bientôt penser bas de gamme.

Nos cerveaux, nos réflexes sont de plus en plus conditionnés pour dénicher ce qu’il y a de moins cher. Les agences de publicité  semblent avoir définitivement renoncé à communiquer avec talent lorsqu’il s’agit de certains secteurs comme celui de la grande distribution. Elles ne frappent que sur un clou, toujours le même, dans toutes les langues : moins cher, toujours moins cher.

Ne faut-il pas donner aux gens ce qu’ils désirent ?

Dans cette poursuite constante du bon marché, il y a quelque chose de dérisoire, de désespérant et de malsain.

Les entreprises qui sont entraînées dans ce tourbillon du prix sont souvent celles qui ne possèdent pas une différence suffisante par rapport à leurs concurrents. Ce sont ce qu’on appelle en jargon marketing des me too products.

Les entreprises européennes qui n’éprouvent pas le besoin de délocaliser ou qui refusent d’entrer dans le bradage des prix  sont évidemment celles qui investissent dans l’innovation. C’est la voie la plus sure pour se différencier. Et posséder une différence, ça vaut de l’or.

L’Union européenne s’occupe d’un tas de choses qui ont un impact sur la vie des entreprises. Elle pourrait d’avantage promouvoir la créativité.

Ferrari : la marque charismatique par excellence.

Lorsqu’on parle de produits européens innovants, une des marques qui me vient spontanément à l’esprit c’est Ferrari ! Depuis la création de sa première voiture en 1947, Ferrari est un magnifique exemple de volonté, de courage, d’innovation.C’est pour moi avant tout l’histoire d’un homme qui avait une vision. Et c’est surtout la manière dont cet homme a pu faire comprendre et faire partager par son entourage la précision de sa vision qui est impressionnante. C’est une entreprise où il n’y a jamais eu de place pour les compromis, où toujours un seul principe a été et est encore aujourd’hui jugé comme acceptable : l’excellence.http://www.youtube.com/watch?v=BnhUSvqlv7g&feature=related

De cette manière de rechercher inlassablement ce qu’il y a de mieux afin d’obtenir le meilleur produit possible, il y a beaucoup de choses à apprendre.

De cette manière très simple et pure de gérer l’image de l’entreprise également.

L’Europe, en fait, devrait s’inspirer d’avantage de la réussite de ses entreprises.

Quelle image l’Europe a-t-elle hors d’Europe ?

Grâce à son passé prestigieux et à son magnifique patrimoine, il est vrai que l’Europe ne manque pas de charme. Charme peut être un rien passéiste qui fait qu’on parle souvent d’elle comme la « Vieille Europe ».

Cette richesse culturelle est évidemment un grand atout et fait partie de notre différence. C’est un acquit. Il génère notamment beaucoup de revenus et d’emplois dans les secteurs du tourisme et de l’hôtellerie.

Cette culture européenne a selon moi une influence considérable dans le secteur du Luxe en Europe qui, comme chacun sait, connaît une grande réussite dans le monde. Des marques comme Chanel, Church, Ermenegildo Zegna, Gucci, Hermès, LVMH s’appuient clairement sur un savoir-faire hérité du passé et transmis de génération en génération. C’est un capital totalement unique et impossible à copier. Ces marques de Luxe ont une attitude, une manière de se comporter qui est en phase avec la richesse culturelle de l’Europe.

Notre cause ne va évidemment pas ignorer ce secteur du Luxe, bien au contraire. Mais elle proposera également de développer l’attractivité de l’Europe sous un aspect dont on parle moins, celui de l’innovation. Car les innovations attirent les investisseurs et les investissements génèrent des emplois. Mieux faire connaître la réalité innovante de l’Europe fera donc partie de nos priorités.

Je sais que le monde industriel européen est très soucieux d’encourager et de développer l’innovation mais je n’ai pas vu dans le monde politique de grands projets pour la soutenir et la faciliter. Mais peut être m’attrapez-vous en flagrant délit d’ignorance …

Auriez-vous connaissance de propositions concrètes issues du monde politique  en faveur de l’innovation ?

Grandeur ou décadence?

L’Europe sera-t-elle un moteur, un modèle, un leader ou un loser ?

 » Son histoire et ses traditions politiques; ses querelles de villages, de clochers et de boutiques; ses jalousies et rancunes de voisins; et en somme le manque de vues, le petit esprit hérité de l’époque où elle était aussi ignorante que les autres régions du globe, ont fait perdre à l’Europe cette immense occasion dont elle ne s’est même pas douté  en temps utile qu’elle existât. » 

« Les misérables Européens ont mieux aimé jouer aux Armagnacs et aux Bourguignons que de prendre sur toute la terre le grand rôle que les Romains surent prendre et tenir pendant des siècles dans le monde de leur temps. »

Ce constat plutôt acide n’est pas de ma plume mais de celle de Paul Valéry. Et il date de 1929 !

(Remarques Extérieures – Notes sur la grandeur et la décadence de l’Europe – Editions des Cahiers Libres)

Déjà à l’époque, l’Europe se faisait tabasser pour son manque d’ambitions !

Il est vrai qu’entre les différents pays qui la compose nous avons déjà bien des difficultés à nous comprendre, à nous ajuster. Il est vrai aussi qu’on ne se connait pas trop bien. On se regarde, on se sourit, on s’évalue mais surtout, on se méfie.

Motivation Europe espère pouvoir contribuer à réveiller les ambitions de l’Europe. C’est pourquoi nous allons mieux faire connaître le savoir-faire des Européens.

Why Europeans will now favour european products.

Relocation rhymes with deindustrialization.

Europe is deindustrialization at a worrying speed. Whole sectors disappear entirely.

European know-how in several professions risks extinction.

We have recently heard a lot about Lejaby, a brand specialized in undergarment, who will be delocalising 100% of its production outside of Europe.

The brand will thus add its name to an impressive list. The textile sector is largely concerned but is not the only one affected. Food, automotive sector, DIY, the shoe sector, electromechanical, appliances, decoration, the toy industry, services, sports & hobbies and many other sectors are affected.

The media coverage and turmoil around Lejaby was very important in France. Chronology wise, the elections are fast approaching.

But for one delocalisation who found a happy ending with the LVMH group, how many others are being completed in total anonymity, deafening silence and with no media coverage whatsoever.

A new cause: Motivation Europe.

We think it is more than time to take get our hands dirty. It is time to find alternative solutions.

Utopia? Lack of realism on our part?

It is true that we do not have the means to ameliorate the competitivity of European enterprises. We will not be able to affect payrolls or lighten the tax pressure that handicap companies and of course, we cannot stop high level executives from looking for alternative solutions which will enable them to produce for cheaper costs.
But what we can obtain, thanks to the astonishing power of communication, is to have Europeans buy products which were produced in Europe.

Motivation Europe aims to stimulate the preference for European products.

This is an example of a poster aimed at the fashion industry.


Each European product bought saves or creates European employment.

This is the aim of our action.

Important note: our cause is an optimistic and positive one, not discriminatory.

The solution is not to block our frontiers and stop foreign products to enter nor to denigrate them.

We do believe though that it is possible to valorize innovation, quality and the reliability of the products produced in Europe more.

An example of a message for the automotive sector:

In our strategy we of course think of manufacturing companies that are ever so important for the creation of qualified employment, the big enterprises and also the creative SME’s that have always been the conduit for innovation in Europe.

We are going to give those companies communication tools which will valorize their know-how. We will offer them options to relay this message in print in shops to sensitize customers. We will offer them the possibility to build closer relationships with certain medias.

Example of creation for the shoe industry 

The time has come to create a large movement of opinion in which the goal will be to stimulate the preference for European products.

If you agree with this idea we propose that you support our cause and to discuss it with us.

We believe that together we will achieve great results!

In the grand scheme of world wide competition, Europe does not lack assets but it would benefit greatly from new ideas.

We have plenty of new ideas, and if you do too, lets join our forces and talent!

Let the brain storming commence.

Géza JANS

Founder of Motivation Europe

P.S.: We are looking for sponsors that would help us finance the diffusion of our ideas in Europe. This is a serious opportunity for companies wishing to increase visibility and credibility in Europe.

Notre cause veut favoriser les produits européens. Mais en réalité, nous avons un agenda caché.

A vous je peux le dire … Tout au fond de nos pensées et surtout tout au fond de notre coeur, notre ultime motivation, c’est l’emploi en Europe et la mise en valeur de l’unique et irremplaçable savoir-faire qui est présent dans cette région du monde.

J’ai été impressionné, comme vous probablement, par ce tsunami qui a traversé l’Europe ces dernières années emportant avec lui des dizaines de milliers d’emplois sur son passage. Son nom s’est imposé comme une réalité qu’on nous a présenté comme étant incontournable : délocalisation.

Les dirigeants des entreprises concernées, leurs actionnaires, des économistes distingués, le monde politique n’ont pas manqué de nous expliquer avec chiffres à l’appui les raisons de cet exode massif de la production. Le coût de la main d’oeuvre fut un argument imparable.

Doit-on parler d’une trentaine d’années de résignation, de laxisme, de défaitisme, d’opportunisme, de réalisme ?

Mais aussi douloureux soit-il, le passé, c’est le passé.

Aujourd’hui, nous sommes là pour tenter de bousculer les systèmes en place et générer des idées nouvelles.

Dans le secteur du textile et de l’habillement, les ateliers qui fonctionnent aujourd’hui sont ceux qui ont réussi à se réfugier dans le haut de gamme. Les autres n’ont pas pu faire face à la dominance suprême du « produire moins cher ».

Mais on assiste aujourd’hui à la montée en puissance d’aspirations profondes totalement inattendues comme l’éthique, l’écologie, la personnalisation.

Le phénomène des jeunes stylistes dont la production est très créative, loin de la production de masse, donne une coloration nouvelle et rafraîchissante à ce marché.

En parallèle, on peut observer l’importance grandissante du phénomène  » textile innovant », des technologies nouvelles, exclusives, qui auront désormais une influence sur les comportements d’achats.

Les grandes chaînes de distribution du textile ne vont sûrement pas ignorer ces aspirations nouvelles car leur raison d’être est d’être réactive. Et d’être surtout rapide à la réaction.

Tout ça, pour nous, c’est un grand bol d’air. Une belle lueur d’espoir.